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L&M | Il y a des sentiments qu'on ne sait pas exprimer avec des mots.

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MessageSujet: L&M | Il y a des sentiments qu'on ne sait pas exprimer avec des mots. Sam 25 Déc - 3:26

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Liberty S. McCarthy & Mathéo A. Collins
On dit que la vérité sort de la bouche des enfants...
Dois-je être un enfant pour te dire "Je t'aime" ?
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    « Fais voir ça Mickey ! J’suis sûr que t’n’arriveras pas ! »

    Mickey, c’était l’un des athlètes le plus rapide du campus, si ce n’est de tout New York et voir plus. Ils se connaissent depuis toujours, ce dernier est arrivé à New York, un transfert depuis UCLA à Columbia, pourquoi ? Parce qu’il avait perdu sa bourse d’étude, lorsqu’ils l’ont chopé positif lors des tests avant les championnats. Seulement, ce dernier n’avait jamais rien pris de sa vie, il s’était fait avoir par son rival de toujours. A cause de ce dernier, il avait dû quitter sa ville natale, ses amis, sa famille pour pouvoir avoir une chance de poursuivre ses études, sa carrière de sportif. Heureusement pour lui, son père était un grand ami avec la doyenne de Columbia, qui lui était une amie d’enfance. Il l’avait convaincu de prendre son fils malgré sa réputation, car ce dernier n’avait jamais cessé de croire en lui et le fait qu’il ne se soit jamais doper. Il avait bien fait puisque voilà Mickey qui se préparait pour le championnat, plus prêt que jamais à battre les Californiens et à leur montrer ce qu’ils ont raté en le foutant à la porte. Ils vont s’en mordre les doigts et Mathéo avait hâte de voir ça. Depuis les gradins, il regarda son ami sprinter comme un fou lorsque le coach envoya le départ, il avait le sourire aux lèvres. Il avait été des plus contents quand il avait su que son ami intégrerait l’université, ainsi que Mano, qui le connaissait bien également.

    Son téléphone vibra et il regarda qui pouvait bien l’appeler. Le numéro de son père s’afficha et il répondit. Ce dernier lui avoua qu’il devait retourner en Californie pour faire des papiers dans son ancien bureau. Son père avait créé depuis peu son propre cabinet d’avocat à New York, suite à la séparation avec sa femme, la mère de Théo. Il demandait parfois de l’aide à son meilleur ami qui vivait toujours là-bas, mais qui n’allait pas quitter son poste pour devenir associer avec Monsieur Collins. Enfin bref ! Son père ajouta quelque chose d’autre avant de raccrocher pressé par le temps. Il s’absenterait pendant quelques temps, Mathéo se voyait déjà passé les fêtes de Noël avec son cousin et le reste de la famille. Il aurait bien aimé voir sa sœur mais il ne l’avait qu’au téléphone, elle avait été dans leur chalet pour skier avec deux à trois amis. D’habitude, il aurait été avec eux, mais cette année, il n’avait eu envie de rien, juste de rester à New York, là où était sa vie à présent. Il se sentait bien ici, tandis que quand il allait là-bas, c’était comme si rien n’avait changé, et qu’il était toujours le même adolescent. Et quand il passait vers le lycée où cette maison où il n’y avait plus de vie à l’intérieur depuis des années, son cœur battait la chamade à chaque fois, il se sentait comme étouffer. Il passait bien vite son chemin, ne voulant plus jamais revenir. Et cette année, il avait décidé de ne pas y aller. Fermant son manteau un peu plus, il souffla dans ses mains pour les réchauffer un peu. Se demandant comment son ami pouvait courir par ce froid. D’accord, il était en jogging et un blouson mais tout de même. Il avait du sacré courage ! Mais quand on veut devenir le meilleur c’était comme ça, il fallait y passer du temps, travailler encore et encore jusqu’à qu’on le soit.

    Mathéo prit le bloc à côté de lui ainsi que son stylo, il le trainait un peu partout avec lui, il aimait écrire, adorait ça même, ou alors dessiner. Il était également doué. Il tourna la première page ou il avait écrit un poème, puis la deuxième et quand il arriva à la troisième il s’arrêta un instant dévisageant se portrait qu’il avait fait il y a quelques mois. C’était elle. Il l’avait dessiné lorsqu’elle dormait dans son lit. Un beau matin, il avait pu la contempler comme à chaque fois, les yeux fermer, ses traits fins, ses lèvres qu’il savait si douce. Et ce sourire qu’il revoyait rien qu’en fermant les yeux, ce qu’il fit d’ailleurs, et il put imaginer le reste de son corps courbe par courbe, il ne manquait rien, il la connaissait par cœur de la tête aux pieds, tellement qu’il avait pu la regarder lorsqu’elle dormait près de lui, lorsqu’elle lisait un livre et que ses sourcils se fronçaient, lorsqu’elle révisait ou qu’elle pensait. Il entendit le sifflet du coach ce qui le fit sortir de ses pensées, quand il ouvrit les yeux, elle était là. Droit devant lui, à deux rangées plus bas. Et là, ce n’était plus la même chose, c’était de la colère qui revenait en lui. La colère sur ce qu’elle avait fait, sur ce qu’elle avait « oublier » de lui dire. Elle lui avait menti et il s’était senti trahis comme jamais. Il ferma son bloc pour ne pas qu'elle voit le dessin.


    « Quoi ? »

    Froid. Voilà comment il était avec elle dès qu’ils étaient seul à seul. Aucun des deux n’avaient dis pourquoi ils s’étaient séparé, pourquoi ils avaient annulé les fiançailles. Elle lui avait demandé de ne rien dire pour sa maladie. Mentir, elle voulait encore mentir, il lui avait dit qu’il le ferait pas et pourtant, il n’avait rien dit. Laissant planer le mystère sur la raison de leur rupture. Les rumeurs allant bien vite, on dit qu’elle l’avait trompé. Il ne les contredisait pas car dans un sens, il se sentait trompé, elle avait été une autre femme avec lui. Une autre Liberty en lui cachant sa maladie.

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MessageSujet: Re: L&M | Il y a des sentiments qu'on ne sait pas exprimer avec des mots. Sam 25 Déc - 8:22


mathéo a. collins & liberty s. mccarthy


« Eh bien demandons à mademoiselle McCarthy. Je suis sûre qu'à travers cette fenêtre parfaitement lustrée par les employés de ménage elle doit en voir des choses ! Le ciel grisonnant d'aujourd'hui vous soufflerait-il la réponse à la question que j'ai posé à la classe ? » Liberty secoua la tête, chassant l'épais brouillard qui engourdissait son esprit. Les regards d'une classe entière étaient rivés sur elle, tantôt compatissants et tantôt accusateurs. La réponse ? Si au moins elle avait écouté la question, sûrement aurait-elle pu se faire un petite idée mais là, elle était dans le noir complet. « Excusez-moi monsieur, je... n'ai pas compris le sens de votre question. » Cet énorme mensonge laissa de marbre le professeur qui se mit à son niveau et jeta un oeil en sa direction. « Je parierais plus sur une faute d'attention, plutôt que de compréhension. Les sportifs sur le terrain extérieur sont plus intéressants que mon cours, à ce que je vois. Veillez à garder vos yeux fixés sur le tableau si vous ne voulez pas finir en salle de colle. Ce sera tout pour aujourd'hui, merci. » La sonnerie retentit et la jeune blonde soupira. Tout le monde rangeait ses affaires et vaquait à ses occupations. Certains erraient dans les couloirs et discutaient de groupes en groupes tandis que d'autres se pressaient pour rejoindre leur cours suivant.

Au milieu de tout ce vacarme et de cette excitation à l'approche des fêtes de Noël, Liberty s'extirpa non sans bousculade de l'enceinte de l'université et respira le parfait air frais environnant. Instinctivement, elle remonta la fermeture de son blouson en sentant le vent la faire frissonner le long de son échine. Par cette froideur qui frisait le gèle, et jetant un rapide coup d'oeil au ciel gris, Liberty repensa aux paroles de son professeur de droit quand à son évasion soudaine d'esprit vers le terrain en extérieur. Et ce court souvenir lui suffisait à repenser à lui, Mathéo, qu'elle avait entraperçu dans les gradins et qui n'avait cessé d'attirer son attention pendant toute l'heure. Il était resté assit pendant un bon bout de temps, et tout emmitouflé dans son manteau, à regarder un jeune homme courir par ce temps à coucher dehors. Et Liberty, elle, n'avait pas écouté un piètre mot de sa leçon du jour. Elle mourrait d'envie de l'approcher, s'asseoir non loin de lui et le regarder. Non, plus encore, elle crevait d'envie d'aller lui parler et mettre à bas toutes ces barrières qu'il avait battit entre-eux. Mais par dessus tout, elle savait ce que voulait dire impossible et le simple regard qu'il avait à son égard quand ils se croisaient suffisait à la détruire instantanément. Dégoût, rancœur, trahison, il lui était difficile de mettre un doigt sur le mot juste.

Sans même s'en rendre compte, elle se trouva au porte de la piste d'athlétisme. A la volée, elle vit ce même étudiant courant encore et toujours. Il était vêtu d'un simple blouson d'une matière fine mais semblait bien se foutre de la météo, trop concentré sur sa course, sa vitesse, et le temps à réaliser. Il donnait l'impression d'être vide d'esprit, libéré de tout et encombré de rien. Sûrement l'oeuvre d'une passion. Un peu plus loin, un visage sortit la demoiselle de son analyse sportive. Ses jambes n'avançaient plus et s'encraient comme petit à petit dans l'amortissant de la piste rouge brique, ses bras ballants de part et d'autre de son corps s'engourdissaient, si bien qu'elle en oubliait presque de respirer. Feuilletant un petit carnet, il n'avait pas remarqué Liberty qui se trouvait deux rangs plus bas que lui dans les gradins et, alors qu'il levait la tête, son expression nostalgique se figea. Le bloc se referma sèchement et son regard froid transperça les prunelles de la jeune femme. « Quoi ? » Blessée par cet accueil des plus agressifs, elle ne répondit pas et prit sur elle-même. Après tout, elle l'avait voulu et c'était maintenant à elle d'assumer. Mais maintenant qu'elle était là, devant lui elle ne su que dire. Elle enjamba une rangée de banc et, n'osant pas aller plus loin se contenta de rester debout, un unique banc et une grande marche les séparant l'un de l'autre. « Ces temps-ci, j'ai toujours l'impression de mal tomber avec toi. » Elle marqua une pause, mal à l'aise. « Je sais que je t'ai déçu et je sais que tu m'en veux, mais... » Elle avait du mal à exprimer ce qu'elle ressentait, ce à quoi elle pensait. Elle avait peur de parler, d'envenimer la situation et de le perdre à tout jamais - si cela n'était pas déjà fait. « Je fais quoi, moi ? Je m'accroche éternellement, je te cours après et tu m'évites ? S'il te plait Math', dis-moi quelque chose, réagis ! »
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MessageSujet: Re: L&M | Il y a des sentiments qu'on ne sait pas exprimer avec des mots. Dim 26 Déc - 1:02

    Elle se trouvait devant lui. Il lui avait parlé froidement comme il le faisait depuis qu’ils avaient rompu. Depuis plusieurs mois. Il avait mal à chaque fois qu’il se trouvait en sa compagnie, qu’il l’avait en face de lui, ou alors qu’il pensait tout simplement à elle. Et c’était dur puisque quasiment tout lui faisait penser à Liberty. A chaque endroit où ils avaient passé du temps ensemble. A chaque délire qu’ils s’étaient fait et il y en avait eu énormément. Ne sachant pas la vérité sur sa maladie, le jeune Collins avait entrainé des centaines de fois la jeune étudiante dans des situations pas possible. Il aimait la vie et voulait en profiter à mort. Il l’avait fait courir, escalader des montagnes, faire du VTT dans une descente mortelle, course de voiture, karting, saut en parachute. Toutes ses choses qui étaient au final dangereux pour elle. Elle aurait pu y passer, faire une crise là, alors qu’ils se trouvaient dans une forêt à faire du camping au milieu de nulle part. Elle aurait pu faire une crise et lui n’aurait jamais su quoi faire ne sachant pas du tout qu’en fait, c’était normal à cause de sa maladie. Il était devenu dingue quand il l’avait su. Dingue de tous les dangers qui lui avaient fait encourus. Il s’était énervé contre elle, déçu qu’elle lui ait menti. Et avait finalement décidé de rompre avec elle à cause de tout cela. Il s’était confié à elle. Il lui avait dit pour son meilleur ami qui s’était suicidé. Et elle, même pas capable de lui dire qu’elle était malade depuis sa naissance.

    Elle était proche de lui, était monté d’un rang. Il avait son regard posé sur elle, la mâchoire serrer, pourquoi venait-elle le voir juste avant les fêtes ? Il avait son cadeau dans sa poche, le cadeau qu’il voulait lui offrir, le cadeau qu’il lui avait acheté il y a plusieurs mois déjà. Dès qu’elle l’avait vu dans un magasin alors qu’ils se promenaient main dans la main. Il avait été retourné le lendemain pour le lui acheté. Et puis tout avait basculé lui qui n’aurait jamais imaginé cela puisqu’ils venaient de se fiancer tous les deux. Il l’avait demandé en mariage lors de cette magnifique nuit, et elle avait accepté. Même s’ils n’avaient pas encore finis leurs études, il la voulait pour lui, il voulait qu’elle devienne sa femme. C’était un vrai plongeon pour lui, lui qui avait toujours eu peur des relations sérieuses. Il s’était jeté corps et âme dans celle qui avait choisis de vivre avec la belle blonde. Après tout, depuis petit déjà, ils étaient comme destiné à finir ensemble et pourtant…


    « Tu veux que je te dise quoi hein ? »

    Il venait de se lever d’un coup, lui faisant face bien qu’étant d’une rangée au dessus, il était plus grand, bien qu’il la domine par la taille de toute façon. Il était énervé par ce qu’elle lui disait. Il était tout aussi mal qu’elle. Il l’évitait pour ne pas à avoir mal au cœur dès qu’il la croisait. Il savait qu’elle était mal mais pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Pourquoi avait-elle décidé de lui mentir, de lui cacher la vérité ? C’était la pire des choses qu’elle aurait pu lui faire, il aurait pu la perdre du jour au lendemain. La perdre complètement d’un seul coup.

    « Bordel Liby tu te rends compte que… t’aurais pu crevée d’un coup ? Faire une crise ou je ne sais quoi et moi j’aurais fait quoi hein ? Dis moi j’aurais fait quoi ? »

    Le ton était très vite monté, il ne pouvait pas faire autrement, leur rupture était encore trop récente. Il avait mal, mal de n’être plus avec elle, mal de ne pas pouvoir la prendre dans ses bras et qu’elle affiche un sourire sur son visage au lieu de ce regard qui le brisait complètement. Heureusement, il n’y avait personne autour d’eux si ce n’est Mickey qui parlait avec son coach sur de terre rouge. Mais Mathéo ne faisait plus attention à lui, il avait son regard posé sur celui de Liberty, la regardant bien dans les yeux, serrant fortement son carnet dans la main. Il voulait être plus calme, parler calmement de la situation avec elle mais s’était presqu’impossible pour lui que de se calmer. Toute fois, il respira avant de se rasseoir, il ne voulait pas lui crier dessus et encore moins ici, où à tout moment ils pourraient avoir du public et personne ne connaissait la raison de leur rupture et ce n’était pas maintenant que ça allait changer. Il détacha son regard d’elle pour le poser sur le bloc, il voulait qu’elle le laisse tranquille, qu’elle arrête de lui parler, qu’elle sorte de son cœur, de sa tête, de tout son corps. Il avait essayé que de l’oublier sortant avec d’autres filles, les gens disaient qu’il passait bien vite à autre chose, et il les laissait dire après tout, ils disaient aussi que c’était lui qui avait trompé la jeune femme. Il ne sait pas s’il aurait supporter de la voir avec un autre homme, un autre étudiant passant son bras autour de sa taille, il aurait certainement pété un câble, et pourtant, lui l’avait fait, il avait passer son bras autour de la taille d’une autre fille, il avait embrasser une autre fille peut-être même devant elle sans se rendre compte. Mais rien à faire, elle le hantait, elle était ancré dans son âme et c’était peine perdue que de vouloir l’en sortir.

    « Laisse moi. »

Mathéo A. CollinsavatarPopularité : 36
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MessageSujet: Re: L&M | Il y a des sentiments qu'on ne sait pas exprimer avec des mots. Dim 26 Déc - 10:30

D'années en années, ils n'avaient cessés de faire des choses insolites, déconseillées, interdites et totalement insensées. Courir jusqu'à en perdre haleine dans une prairie verdoyante, descendre à toute vitesse une colline et se roulant dans l'herbe jusqu'à en avoir mal à la tête, escalader de hauts rochers pointus et jouer dans les bois à la tombée de la nuit, construire des cabanes au beau milieu de la forêt, déambuler sur des chemins risqués à folle allure au volant d'un vélo... Tomber, s'égratigner et se couper pour mieux se relever. Chaque souvenir la hantait et, comme toujours, la faisait sourire. Elle se revoyait rire aux éclats, appréhender une situation mais s'y jeter à corps perdu, hésiter mais ne plus penser à rien pour avancer. Dans toutes ces épreuves, Mathéo avait été à ses côtés pour l'entraîner, l'accompagner, lui faire découvrir, mais avant tout lui faire oublier. Il avait été là lorsque, paniquée et ne trouvant pas comment actionner le frein, sa voiture de karting s'était plantée dans un gros tas de terre à l'écart de la piste. Et de même, elle avait été là quand enfourchant son vélo et prit d'un élan de fierté, il s'était lamentablement retrouvé à terre à la première bosse. Des expériences critiques qui restaient malgré tout de bons souvenirs.

« Laisse moi. » Cette phrase résonna en écho dans la tête de Liberty. Elle leva un regard peu assuré vers Mathéo, elle qui était restée muette jusqu'ici et le laissant s'exprimer. Elle cherchait son regard, cette expression dans ses prunelles qui lui redonnerait un peu de courage, de sûreté. Mais il avait les yeux rivés sur un bloc-notes qu'il tenait fermement entre ses mains crispées. Un bloc-notes... Il en avait toujours un sur lui. Dès qu'il avait une idée, un soupçon d'inspiration, il le dégainait et à l'aide d'un stylo y inscrivait dieu seul sait quoi. Liberty l'y avait souvent vu écrire, raturer, réécrire, barrer, dessiner, effacer, gribouiller, quelques mots, des phrases, peut-être même des vers ? Elle avait d'ailleurs eut l'occasion de lire ce que ces petits carnets comportaient et, bien qu'elle ne fut pas spécialiste en la matière, elle l'était assez pour décréter honnêtement qu'il avait du talent. Un grand talent qu'elle ne cessait de lui rabâcher lorsque l'occasion se présentait. La manière dont il le tenait, tout contre lui, attirait l'attention de Liberty qui ne fit cependant aucune remarque de peur de le froisser encore plus. Elle soupira et tourna la tête vers la piste qui était dos à elle. Ses cheveux volaient dans le vent froid, mais elle se fichait bien de la température. Un énorme vide commençait à se faire sentir en elle. Alors il voulait qu'elle le laisse. Pour un jour, ou pour toujours ? Liberty n'en savait que trop rien. Elle sentait sa gorge se nouer, ses yeux la piquer drôlement rien qu'à l'idée qu'il la bannisse définitivement de sa vie. Partir. Loin de lui. Pour lui, refaire sa vie allait être simple et pour cause il était déjà passé à autre chose à l'université. Beaucoup de filles n'attendaient que ça, la rupture. Et maintenant qu'il était libre, il n'avait que l'embarras du choix pour décider qui la remplacerait définitivement. Oui, elle avait loupé sa place. Non seulement la maladie lui avait prit une partie de sa vie, mais maintenant elle s'attaquait à ce qu'il lui restait de plus précieux. Là, son moral en prenait un coup.

Sans dire un mot, elle enjamba les quelques bancs qui la séparaient des rambardes du terrain. Ses mouvements étaient lents, résignés et sans grande conviction. Si elle s'avouait vaincue ? Elle n'avait pas d'autre choix, il ne l'écoutait plus. Elle s'arrêta, un court instant. Ses mains agrippèrent la rampe glacée et elle ferma les yeux. Elle inspirait. Expirait. Finalement elle se retourna et le fixa tout en haut des gradins. « Tu veux savoir ce que tu aurais fait ? » Ses bras s'étaient écartés comme si la réponse allait tomber du ciel. Elle passa un banc, puis un second. Elle se retrouvait au même endroit qu'avant, face à lui. « Rien. Tu n'aurais rien fais de plus que les autres ne font. Si tu avais su, dès le départ tu aurais passé ton chemin. D'abord, tu te serais dit que c'est triste, que je le mérite pas. Et puis tu serais allé jouer ailleurs. Avec quelqu'un d'autre. Si tu avais su, jamais tu m'aurais laissé monter sur une voiture de karting, jamais tu ne m'aurais laissé te suivre à travers tant de danger. Et jamais j'aurais découvert ce que c'est que de se sentir libre. Se sentir quelqu'un d'important et pas quelqu'un de fragile. » Elle marqua une pause. Son regard levé vers le ciel se posa sur Mathéo. « Je suis peut-être malade, mais je vaux mieux que toutes ces filles que tu te tapes ouvertement sous mes yeux, à l'université. » Là était encore une autre histoire mais Liberty n'avait pas son mot à dire là dessus. Elle crevait de jalousie de voir une autre jouir d'une place au creux de ses bras, c'était SA place. Elle esquissa un léger rire qui sonnait faux. Il traînait avec une autre, en embrassait une autre, l'avait remplacé en deux temps trois mouvements. Mais elle, elle n'était pas fichue de le faire sortir de son esprit, même une simple minute. « Je t'ai peut-être menti quand à ma santé, mais moi au moins je t'aime vraiment. » Et elle s'éloigna.
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MessageSujet: Re: L&M | Il y a des sentiments qu'on ne sait pas exprimer avec des mots. Mar 28 Déc - 3:00

    Elle ne parlait pas, se contenant de le regarder, ce qui le perturbait, il avait cette fois, lui-même envie de la secouer pour qu’elle dise quelque chose. Mais elle s’éloignait allant proche de la rambarde qui se trouvait au début des gradins. Il releva la tête pour la regarder, elle lui faisait dos, et il pouvait imaginer son regard, ses yeux humides sous les larmes qui montent. Il n’aime pas lui faire du mal, pour rien au monde il ne voudrait la voir souffrir et pourtant, il lui en faisait tout comme elle lui en avait fait. Une vengeance ? Il ne pouvait pas dire cela, il n’avait pas à se venger d’elle du moins pas à ce qu’il le sache et il n’était pas de ce genre là. Enfin soit. Il la regardait, le cœur serré, il aurait voulu la prendre dans ses bras pour la réconforter. Mais au lieu de cela, il ne bougeait pas, restant à sa place, son bloc dans les mains, il se contenta de le rouvrir pour commencer un nouveau croquis sauf que rien ne venait. Il pensait que la jeune femme allait partir, allait le laisser comme il le lui avait si froidement demandé, seulement elle ne lâcha pas l’affaire du moins pas tout de suite. Il entendit bouger devant lui et leva la tête pour la voir revenir vers lui.

    Son discours. Il savait qu’elle n’avait pas tord, que s’il avait su qu’elle était malade, jamais il n’aurait fait toutes ces choses qu’il avait faite avec elle. C’était lui qui l’entrainait dans ses délires à chaque fois. Et ce depuis gamins. Elle l’avait toujours suivit sans broncher une seule fois, d’ailleurs il avait été impressionné plus d’une fois par ceci. Il avait l’habitude que les filles refusent toutes les choses qu’il voulait faire qui était trop dangereux, il les trouvait trop gnangnan. Alors qu’avec elle, elle reculait devant rien, c’est peut-être même cette personnalité qui a fait qu’il était tombé amoureux d’elle, et qu’il la voyait depuis toujours différemment des autres filles. Il se contentait à son tour de la regarder sans rien dire jusqu’à ce qu’elle l’accuse de ne pas l’aimer réellement. Ce coup-ci, il ouvrit la bouche mais rien ne sortit alors qu’elle faisait demie-tour pour partir. Waw. Lui, ne pas l’aimer ? Alors qu’il était resté deux ans avec elle. Sa première vraie relation sérieuse, il s’était donné, plus aucune autre femme n’avait compté à ses yeux.


    « T’as pas le droit de dire ça. »

    Il serra la mâchoire tout en posant son regard sur elle. Il était énervé, ce qu’elle venait de dire l’avait fortement contrarié, ne supportant pas qu’elle balance ce genre de chose en étant bien au courant de ce qu’il ressentait pour elle. Elle avait également le don de l’énervé rapidement. D’ailleurs, la plus part du temps, ils étaient comme ça, ils s’énervaient l’un contre l’autre, mais très vite, ils pouvaient dériver, et la seconde d’après plus aucune rancune plus rien. Ils pouvaient passer des larmes aux rires en un clin d’œil, du moins, pouvaient. Car depuis leur rupture, tout est tellement différent. Ils ne se parlent presque plus, et quand ils le font, c’est froid presque glaciale. Il lui en veut et le lui fait savoir. Il continue alors qu’elle ne dit rien.

    « Je t’ai vraiment aimé, je t’ai tout dis, tu connais toutes ma vie, chaque seconde que j’ai vécu, t’es au courant de comment je l’ai passée, avec qui, où ! Tu sais tout de moi, tu me connais tellement que tu peux finir mes phrases, savoir à quoi je pense, ce que je veux manger quand on va dans tel ou tel endroit. Ca peut paraitre gnangnan mais c’était les seules choses normales qu’on avait, car le reste du temps, je sais notre relation était loin d’être ce qu’on pourrait appeler de banale vu tout ce que je t’ai fais faire. T’as pas le droit de dire ou de le penser ! Tu… »

    Il s’arrêta, encore une fois il s’était laisser emporter, et il voyait qu’à présent, ils n’étaient plus seuls sur ses gradins puisqu’un groupe de filles venaient de rejoindre trois rangées derrière eux sur la droite. Il les regarda puis se leva pour se rapprocher de Liberty. Histoire de ne pas hausser le ton et de se donner en spectacle, il décida de se calmer. Il soupira légèrement, rangeant son bloc. Il posa son regard sur elle.

    « T’as tout gâché Lib’… T’aurais dû me le dire… peu importe si ça avait été différent entre nous… t’aurais dû me le dire. »

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